La température du globe en 2025 a été aussi exceptionnelle qu’en 2023 et 2024. La température moyenne de ces trois années, à 1.52°C, est supérieure à l’engagement de l’Accord de Paris de 1.5°C. Le monde serait ainsi dans sa période la plus chaude depuis 120 000 ans.
Les rapports récents sur le climat, celui de Copernicus en Europe et de Berkeley Earth aux USA, font le même constat.
Le premier graphique à droite montre la température annuelle moyenne pour les décennies de 1940 à 2010 et pour les années 2020 à 2025 qui ont été individualisées.
On constate la rupture des années 1980 mais aussi la particularité des 3 dernières années

Le deuxième graphe montre les données quotidiennes depuis 1940 et la moyenne, en rouge, calculée sur 10 ans. C’est une mesure de ce type qui est généralement retenue pour comparer avec l’objectif de l’accord de Paris. A la fin du mois de décembre, la température moyenne sur 10 ans était à +1.32°C au-dessus de la moyenne préindustrielle

La particularité, soulignée dans le rapport de Berkeley Earth, est que l’accélération constatée sur les 3 dernières années est problématique. Historiquement, les projections que l’on pouvait faire sur les températures à venir pouvaient être une extrapolation linéaire du passé. Les climatologues de Berkeley s’interrogent désormais sur la pertinence de cette méthode.
Ils se demandent plutôt si 2023/2025 n’est pas le signal d’une accélération du réchauffement climatique.
Une interrogation sur 2025 est finalement le faible recul par rapport à 2024. En effet, depuis juin 2023 et avec des effets sur une grande partie de 2024, le globe a été soumis au phénomène El Nino ce phénomène temporaire de réchauffement des eaux du Pacifique. Cela a poussé les températures à la hausse. El Nina succède à El Nino et engendre un effet contraire de refroidissement. Celui-ci apparait finalement plus limité qu’attendu en 2025, validant peut être une phase d’accélération de la température globale.
Trois points pour finir
- Le déséquilibre entre énergie solaire reçue et énergie renvoyée est toujours au plus haut.
- Les émissions de CO2 ont continué de progresser en 2025.
- Si 2026 est attendue avec une température comparable à 2025, la tendance reste haussière en raison des deux points cités juste au-dessus.
Cela veut dire que les points d’irréversibilité provoqués par le réchauffement climatique vont être plus nombreux et l’impact sur l’ensemble de nos vies va être encore plus difficile à gérer.
