Le taux d’inflation en France s’est inscrit à 1.67% en mars 2026. C’est aussi le taux d’inflation moyen observé en France depuis le début de la zone Euro en janvier 1999.
En février 2026, les prix à la consommation avaient augmenté de 0.9% et sur l’ensemble de l’année 2025, la hausse avait été de 0.9% également.
Le changement de dynamique est notable mais le taux d’inflation n’est pas pour l’instant excessif, il reste sous l’objectif de 2% de la Banque Centrale Européenne.
Sans surprise, c’est le prix de l’énergie qui explique ce changement de tendance. Sa contribution au taux d’inflation augmente de 0.8% en mars par rapport à février. Cela est très facilement observable sur le deuxième graphe. Le gain est d’un point depuis la fin 2025. Les hausses du prix du pétrole et du gaz se retrouvent dans ce revirement.
Pour l’instant, les autres contributions sont relativement stables. Mais on ne doit pas se réjouir trop vite.
Le prix des engrais augmente très rapidement et se retrouvera dans l’allure des prix alimentaires dans quelques semaines/mois.
D’une manière générale, les entreprises constatent une forte augmentation des prix payés. L’énergie coûte plus chère, le transport international coûte plus cher. Pourtant, ces entreprises n’ont pas encore répercuté ces hausses dans leur prix de vente.
Autrement dit, le choc résultant de la guerre en Iran va se diffuser au deuxième trimestre dans les prix de vente affectant notamment les prix des biens d’abord et des services ensuite avec probablement des négociations pour un ajustement des salaires.
Le conflit ne donnant pas de signaux de fin, l’inflation sera plus persistante que ce que l’on souhaite tous.
Philippe Waechter est le chef économiste d’Ostrum AM à Paris



