Pour la deuxième fois en 2026, le PIB français s’est contracté. Au troisième trimestre, il recule de -0.1% après 0% au printemps et -0.2% sur les 3 premiers mois de l’année.
L’acquis pour 2026 n’est que de 0.2%. Si le PIB du 4ème trimestre est au niveau 3ème, le taux de croissance en 2026 sera de 0.2%. Le chiffre final n’en sera pas loin car l’influence du dernier trimestre sur la moyenne est très réduite. En conséquence, l’acquis pour 2027 à la fin de 2026 sera très faible affectant le chiffre de croissance pour l’an prochain. Cet acquis sera négatif si la croissance du T4 est inférieure à 0.1%
Le constat est terrible. Après le rattrapage de 2021 suite à la pandémie, le taux de croissance de l’économie ralentit chaque année par rapport à la précédente. De 2.8% en 2022 à 1.8% puis 1.4% puis 0.9% et enfin 0.2% en 2026.

La demande interne est atone (partie grise foncée sur le deuxième graphique).

Une raison majeure, l’investissement ne progresse pas. Ni celui des ménages (immobilier), ni celui des administrations (qui pourrait être une source d’impulsion et qui historiquement l’a souvent été), ni celui des entreprises non financières. C’est d’ailleurs ce dernier point qui me préoccupe le plus. Les révolutions technologiques (IA et transition énergétique) nécessitent des investissements gigantesques, mais pas en France. Cette situation ne va pas changer en raison de l’incertitude politique qui pesera jusqu’à l’été 2027. Les entreprises et les ménages vont rester prudents compte tenu des incertitudes fiscales d’un gouvernement qui pourrait être de rupture.

La consommation est faible et la dynamique de l’activité est un ping-pong entre le commerce extérieur et les stocks. Il faut espérer que le commerce mondial restera un fort support pour les exportations françaises, sinon la récession sera au coin de la rue.
